Action pour le renouveau de Chevillon avec une démocratie participative.
27 Octobre 2012
Connaissez-vous Monsieur Jean-Foutre*, je suis sûr que vous avez tous à côté de chez-vous, un
Monsieur Jean-Foutre, ou mieux encore une famille Jean-Foutre. Sacré veinard que vous êtes. Comme moi vous faites partie de ces chanceux qui vivent à côté d’une famille Jean-Foutre. Dans nos
campagnes on en rencontre très souvent, ils sont plus visibles qu’en ville.
Combien d’histoires croustillantes nous régale ces Jean-Foutre, cela commence toujours très bien, car ces rigolos sont d’un prime abord sympa, un peu curieux des fois par leur comportement original, mais bon il faut de tout pour faire un monde comme on dit. C’est après un certain temps de fréquentation et d’implication dans leur vie privée que tout se dégrade. Ce n’est pas parce que vous avez voulu vous immiscer dans leur bulle, non ce sont eux qui vous y ont invité et malgré vous.
En vous téléphonant chez vous à 18h « tu peux pas aller chercher ma fille à l’école, je suis coincé » cinq fois coincé en dix jours. « Tu peux pas sortir mes chiens j’ai rendez-vous au restaurant. Tu ne peux pas emmener mon fils, etc etc. Des exemples à la pelle.
Ce ne serait encore rien s’il ne fallait pas prendre partie pour l’un ou l’autre membre de la famille, fermé le portail, ou le robinet qui fuit, ou donner un coup de main pour démarrer la bagnole sans batterie. Garder des meubles qui encombrent leur nouveau logement. Je suis sûr que vous avez de meilleurs exemples à votre actif. Enfin bref ces envahisseurs n’envahissent pas seulement votre vie, mais également votre intimité quand ils ne foutent pas le bordel dans votre couple. Et par-dessus tout ça, vous passerez des nuits blanches à entendre leur beuverie, leur soûlographie hebdomadaire jusqu’à 6 heures du matin là où vous devez vous lever pour aller bosser.
Croyez-vous qu’ils se rendent compte de quelques choses, que nenni. Si vous leur faites une réflexion du genre, « dis tu ne peux pas faire attention à ne pas claquer ton portail à une heure du matin, ne pas faire tourner tes voitures et discuter comme en plein jour avec tes potes qui se cassent à point d’heure, ne pas laisser tes chiens aboyer des jours et des nuits parce que tu es partis faire la fête à Djerba. Ne pas tondre le dimanche à l’heure du Pastis ».
Non. Vous ne pouvez pas leur dire cela, ils ne comprendront jamais qu’ils vivent en société, à côté de gens comme vous et moi qui aspirent à un droit simple et fondamental, c’est de vouloir vivre paisiblement. Sans oublier que leur environnement, et par conséquence le votre ressemble bien souvent à une casse de voiture ou à une décharge.
Alors, me direz-vous que faire devant une telle calamité. Déjà éviter de vous faire embringuer par ce genre d’individu, même sympathique, je sais ce n’est pas facile quand on a un tempérament à lier des liens. Évitez de leur parler, ils ne comprendront pas et parler à des cons cela peut les rendre intelligent, ils ne survivraient pas et vous risqueriez d’en venir aux mains. N’oubliez pas qu’ils vivent souvent avec un portable greffé à l’oreille, même quand ils vous parlent.
Vous pouvez leur écrire, mais c’est risqué aussi, car ils ne captent pas toutes les subtilités de la langue Française, et votre courrier risque de les traumatiser. Que faire alors, me direz-vous. Ma réponse est simple. Rien. Pourquoi parce qu’il n’y a rien à faire pour eux. Ils sont foutus pour la société, il faut laisser faire ils vont s'autodétruire comme dans mission impossible. Ils sont tellement grisé de flamber, de paraître, d’en foutre plein la vue de péter plus haut que leur cul qu’il faut couper toute relation avec eux.
C’est votre relation avec Monsieur Jean-Foutre qui alimente la vie de Monsieur Jean-Foutre. Remarquez le nombre de déménagement que ces gens-là sont capables de faire, le nombre d’employeur qu’ils peuvent écumer, sans parler du pôle emploi. Et c’est ainsi que vous verrez, non sans un pincement au cœur, Monsieur Jean-Foutre et sa famille déserter votre univers pour aller enfumer un pauvre quidam après vous.
Je vous souhaite bonne chance.
Paul Clairet
Source Wikipédia et crédit photo internet
* (Péjoratif) (Injurieux) (Méprisant) Personne incapable, indigne ou moralement condamnable.